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| Lombalgie : Définitions - Causes - Traitements |
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| Se soigner : Verrouillage - Conseils - S’asseoir - Porter - Gymnastique - Sport |
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LOMBALGIE ::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Définitions :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: La douleur est un signe, il faut en chercher la cause ! La lombalgie est une douleur située dans la colonne lombaire. C'est la manifestation clinique de différentes pathologies affectant diverses structures : disque, ligament, articulaires postérieures, muscles, racines nerveuses.
Les lombalgies chroniques, 10% des lombalgies, supportent 80% des coûts et arrêts de travail. C'est donc le passage à la chronicité contre lequel il faut lutter. Ceci implique de connaître les mécanismes favorisant les lombalgies pour les endiguer. Extension et lordose, méfions nous des idées reçues. Il ne faut pas confondre Lordose et Lombalgie. La lordose est la courbure naturelle de la colonne lombaire.
Sa valeur est déterminée par les paramètre pelviens établis par Duval-Beaupère et répondent à la formule Il n'existe aucun lien direct entre la valeur de la lordose et la lombalgie. McKenzie semble même démontrer l'inverse dans certaines pathologies comme la hernie discale, la dysfonction articulaire et la lombalgie commune. Le mouvement d'extension provoque l'avancée du noyau discal, ce qui va dans le sens de la réintégration du nucléus en cas de hernie.
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Causes :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Les causes des lombalgies sont nombreuses et inconstantes.
La flexion est un facteur prépondérant dans l'usure du disque intervertébral. Il apparaît chez tous les lombalgiques chroniques soit une diminution des mobilités, soit une perte de l'endurance et de la force musculaire avec une modification de la synergie entre les spinaux et les abdominaux. La prévention des lombalgies passe donc par une meilleure connaissance des contraintes et faiblesses du rachis pour mieux l'utiliser et pouvoir pratiquer une gymnastique d'entretien adaptée. Cette gymnastique cherche à améliorer la mobilité sous pelvienne par des assouplissements des ischio-jambiers, quadriceps, grand-fessiers et psoas-iliaques. Le deuxième axe de travail est le travail des abdominaux et spinaux mais dans un but d'endurance et de controle du dos et non de force pure. La hernie discale est une détérioration du disque intervertébral provoquant l'expulsion du noyau de l'anneau fibreux. Il vient comprimer la racine nerveuse en regard. Cette lésion peut provoquer des lombalgies et/ou des sciatiques irradiant dans le membre inférieur. Il existe d'autres pathologies susceptibles de générer des lombalgies.
Le Spondylolisthésis est un glissement d'une vertèbre sur une autre (L5/S1 ou L4/L5), le plus souvent avec une lyse isthmique qui correspond à une fracture spontanée pour permettre d'absorber les contraintes mécaniques. Le bassin possède alors des particulairtés anatomiques avec une incidence élevée (cf définition), un sacrum ayant une forme particulière quiva modifier les courbures rachidiennes. Les causes mécaniques sont le plus souvent à l'origine de lombalgies chroniques sans raisons apparentes, les examens complémentaires ne montrent rien de particulier, le traitement médicamenteux, s'il réduit la douleur n'empêche pas son retour. Les contraintes mécaniques sont produites par des raideurs articulaires, un déséquilibre musculaire et une attitude posturale modifiée. Le traitement est alors essentiellement kinésithérapique et ostéopathique, c'est à dire mécanique. Le bilan diagnostic est alors une étape préalable indispensable avant tout traitement. haut de page
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Traitements :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Le traitement des lombalgies ou des hernies discales doit toujours être un traitement médical en première intention. Il comporte souvent trois parties : les antalgiques pour diminuer les douleurs, les anti-inflammatoires pour diminuer les réactions locales et un myorelaxant pour limiter les contractures. Si les douleurs persistent, on envisage alors le traitement masso-kinésithérapique, l'immobilisation dans un corset et les infiltrations épidurales. Les examens complémentaires (radio, IRM, scanners, radiculographie...) sont réalisées pour confirmer ou infirmer un diagnostic. La chirurgie n'intervient que dans certains diagnostics précis et quand le traitement médical bien conduit a échoué. L'intervention la plus courante pour le rachis est l'exérèse de la hernie discale responsable des sciatiques. Les suites post-opératoires sont simples et les complications rares. Un traitement préventif des récidives est cependant nécessaire car il existe souvent une inhibition des muscles spinaux avec une perte d'endurance des muscles abdominaux favorisant une mauvaise utilisation de la mécanique rachidienne. Les exercices à réaliser sont développés dans la partie gymnastique. |
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SE SOIGNER::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Verrouillage :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Le verrouillage lombaire se définit comme le maintien volontaire de la position intermédiaire. Cette position ne doit être contraignante ni pour le rachis ni pour les muscles. C'est une position d'équilibre naturel. La position intermédiaire dépend de la souplesse rachidienne et de la capacité musculaire à tenir une position. Tout déficit d'un de ces deux éléments peut empêcher la réalisation de cette position,
empêcher le verrouillage lombaire. PHYSIOLOGIE ; Ainsi défini, le verrouillage ne pouvant se faire passivement par tension ligamentaire, A- le mouvement harmonieux doit s'effectuer dans l'aisance avec un effort minimum. Les sportifs connaissent bien l'efficacité du " geste décontracté ". B- dans cette optique, nous verrons l'importance de la dissociation de certaines synergies entre le mouvement du rachis et ceux des omoplates ou des hanches ; le plus usuel étant la cyphose dorsale et l'abduction des omoplates, l'extension de la hanche et la lordose lombaire etc. C- enfin, rappelons que certains petits muscles spinaux profonds (en particulier le transversaire épineux ou multifidus) ont la fonction de placer et de maintenir le rachis verrouillé en position anatomique. Leur entraînement systématique permet de contribuer au verrouillage statique. Il s'agit d'un compromis entre la position de moindre contrainte sur les structures rachidiennes et la position d'absorption
maximale de contraintes et qui tient compte de l'effort musculaire nécessaire à son maintien. Certaines activités de la vie quotidienne ne permettent pas cependant d'utiliser le verrouillage lombaire. Nous allons définir les règles d'utilisation du rachis. Lors du mouvement, il y a deux facteurs qui augmentent les contraintes sur les différents tissus qui peuvent créer des lésions et donc être responsables des lombalgies : LA VITESSE et LA CHARGE. En présence d'un des deux facteurs, il faudra appliquer la technique du verrouillage lombaire, dans les autres cas on pourra demeurer en position déverrouillée. Il existe une autre situation à risque lors de positions extrêmes prolongées dans le temps ; la station assise et les positions de repos réclament la position intermédiaire au bout d'un moment (ex : ne plus tenir en place sur son siège). haut de page |
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Conseils:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: ÉVITER D’ENROULER SON DOS ! Bien souvent, il suffit d'appliquer quelques conseils avec un peu de bon sens pour les tâches les plus pénibles et les plus répétitives ne provoquent plus de douleur. Des petites solutions ergonomiques permettent de mieux appréhender la tache à réaliser en diminuant les contraintes. Une chaise peut éviter de se pencher pour s'occuper d'un enfant, une petite marche diminue |
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S’asseoir::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: La position assise met passivement le rachis lombaire en cyphose (enroulement du dos) ce qui peut augmenter les contraintes sur le disque intervertébral de 300% par rapport à la position debout.(+/- 200kg) Le maintien de position intermédiaire permet de limiter ces contraintes : c'est une position de repos articulaire. Le maintien de cette position nécessite une contraction musculaire entraînant une fatigue progressive. Le verrouillage passif, par un maintien lombaire, constitue une alternative pour obtenir un repos musculaire et un repos articulaire. Ces deux facteurs sont nécessaires pour tenir longtemps sans douleur. Il faut s'asseoir au fond de son siège pour caler sa région lombaire contre le dossier ce qui permet d'éviter l'enroulement du dos.
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Porter:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: C'est la principale cause des lumbagos et des microtraumatismes répétés sur la structure vertébrale.
b-Il faut réduire la distance de port au maximum. Le trajet doit être dégagé, éclairé, et sans obstacles. c-Il faut se placer le plus près possible de l'objet pour diminuer les bras de levier et donc les contraintes d-Un bon placement des pieds et du regard pour limiter les mouvements de torsion et de rotation. e-La prise de l'objet doit être ferme, confortable et assurée pour pouvoir concentrer ses efforts sur le maintien de la position intermédiaire. f-L'utilisation des positions fondamentales est nécessaire lors de la préparation. Au moment de se relever, g-Conserver les bras tendus le plus près du corps afin de diminuer au maximum la distance avec l'objet. h-Maintenez le verrouillage lombaire la cocontraction entre les abdominaux et les spinaux permettra de rétablir les contraintes sur tout le caisson abdominal et pas uniquement sur les vertèbres. i-Le maintien de la tête sortie des épaules permettra de favoriser l'autograndissement axial actif et donc j-Un travail en apnée est automatique lors d'effort intense car il permet de fermer le caisson par le travail |
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Gymnastique:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: assouplir les membres inférieurs et tonifier les muscles du tronc.
Nous proposons ici quelques exemples représentatifs d'exercices d'entretien. Il se peut que, dans certaines pathologies rachidiennes, d'autres soient plus indiqués ou proscrits en fonction des lésions existantes. Ces exercices permettront de conserver un potentiel musculaire et articulaire qui tend à régresser par non utilisation. Ils devront s'intégrer à votre hygiène de vie et pourront s'adapter pour être réalisés au cours de la journée durant les activités quotidiennes. Pour les membres inférieurs, nous nous intéresserons à : -l'étirement des ischio-jambiers
Pour le tronc, nous nous intéresserons au : -renforcement des abdominaux
Le verrouillage lombaire permet d'exercer les muscles abdominaux ou spinaux et de pratiquer les étirements en protégeant son dos. haut de page |
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Sport::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: A la question " quels sports sont bons ou mauvais pour le dos ? " On peut répondre que tout sport est potentiellement bon. Le sport, et toute activité physique favorise la trophicité tissulaire. Il permet d'oxygéner les tissus en favorisant la vascularisation. Toutefois les gestes sportifs deviennent agressifs pour le dos de par leur répétition rapide, le plus souvent avec une certaine puissance permettant d'améliorer le geste et donc la performance. Le choix d'un sport doit tenir compte des goûts personnels et aussi des capacités de l'individu. On pourra ainsi reprendre un sport que l'on avait arrêté à condition de s'être assuré au préalable que ce n'était pas ce sport qui avait déclenché la lombalgie. La pratique d'un sport collectif pourra, au sein d'un groupe, fournir une motivation supplémentaire afin de reprendre une pratique régulière. Il faudra respecter certaines règles lors de la reprise d'une activité sportive. La première est l'échauffement musculaire préalable. La reprise brutale et trop intensive risquant de vous renvoyer au lit avec une complication majeure de lombalgie. Il faudra rechercher des gestes souples et avec le minimum de contraintes. Ce geste retrouvé on pourra progressivement accroître son intensité. Il faudra aussi un minimum de bon sens : si le geste fait mal il ne faut plus le faire de la même manière mais l'adapter.
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